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 [pièce de théatre] Comédie: Mariages et petites Arnaques

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Hugir
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MessageSujet: [pièce de théatre] Comédie: Mariages et petites Arnaques   Lun 15 Oct - 0:02

Acte 1 scène 1 : Firmin, Lalia

La scène se passe dans le bureau d’une maison bourgeoise de Bree meublée pauvrement, bien que très propre.
Firmin compte des pièces sur son bureau.
Firmin : trois-cent trente-deux, trois-cent trente-trois, trois-cent trente-quatre…
[Lalia entre côté cour.]
Lalia : Père…
Firmin : trois-cent trente-cinq, trois-cent trente-six…
Lalia : /e se rapproche doucement de Firmin, posant sa main sur son épaule.
Lalia : Père, écoutez-moi.
Firmin : /e sursaute et s’éloigne de Lalia.
Firmin : Eh quoi ! Tu m’as fait peur ! Tu ne vois pas que je travaille ? N’as-tu pas autre chose à faire que de tourmenter ton vieux père ? Pourquoi n’irais-tu pas faire l’inventaire du garde-manger ? Cela t’occupera.
Lalia : Mais je l’ai déjà fait hier, et le jour d’avant.
Firmin : /e gronder
Firmin : Les servantes ne sont jamais honnêtes. Il faut toujours contrôler ce qu’elles font. Une patate qui disparaît et c’est le début de la ruine pour une honnête maison. Méfies-toi des domestiques, ma fille !
Lalia : Père ! Amandine est la servante la moins bien payée de Bree et pourtant elle reste avec nous. Depuis que maman est morte elle prend soin de nous.
Firmin : Et alors ? Tu es venue pour lui réclamer une augmentation ? Jamais, entends-tu ! Maintenant files !
Lalia : /e quitte la pièce en jetant un regard mauvais à son père [côté cour]


Acte 1 scène 2 : Firmin, Séraphin, Amandine

Firmin : /e entend des coups à la porte extérieure et se précipite pour aller ouvrir. [côté jardin]
Firmin : Pile à l’heure ! Eh bien mon ami, me voilà bien aise de vous voir.
Séraphin : /e entre dans la pièce, une liasse de parchemins en main.
Séraphin : Oui, oui, comme tous les jours à la même heure.
Firmin : Vous prendrez bien un verre ?
Séraphin : /e acquiesce gravement.
Firmin : /e sonne une clochette pour appeler sa servante.
[Amandine apparaît côté cour]
Amandine : /e rougit en regardant Séraphin.
Amandine : Mon… Monsieur désire ?
Firmin : Deux rafraîchissements.
Amandine : Bière, hydromel, vin ?
Firmin : Allons voyons… Deux chopes d’eau, c’est sain et c’est gratuit. Allez ! Plus vite ! Ne restez pas immobile comme un emplâtre.
Firmin : /e congédie Amandine de la main.
[Amandine sort rapidement côté cour]


Acte 1 scène 3 : Firmin, Séraphin

Firmin : Ah cette servante, c’est par pure charité que je la garde. Et aussi pour ma fille, soyons honnête. Cela lui fait une compagnie. J’aurais pu lui prendre un chien, mais je n’en connais aucun qui fasse aussi bien la cuisine qu’Amandine.
Séraphin : Moi je trouve que c’est une charmante personne.
Firmin : Ma fille, ma foi oui. C’est mon unique héritière, sans vouloir me vanter, je crois que beaucoup d’hommes seraient intéressés par ma fortune.
Séraphin : /e rougit et se met à bredouiller.
Séraphin : Mais… Enfin non… Je parlais de…
Firmin : Allons, allons jeune homme ! N’importe qui pourrait tomber amoureux d’elle, elle est si belle ! Elle tient ça de moi, voyez plutôt.
Firmin : /e se recoiffe d’un air coquet et parade autour de Séraphin.
Firmin : /clin d’œil [à Séraphin]
Séraphin : /tousser visiblement mal à l’aise.
Séraphin : J’ai du mal à respirer.
Firmin : Je sais, mon port altier est à couper le souffle.


Acte 1 scène 4 : Firmin, Séraphin, Amandine [entre côté cour]

Amandine : /e entre portant un plateau où sont disposées deux chopes et une carafe d’eau.
Amandine : Le porc ? Mais c’est bien trop cher pour votre bourse ! Je ne cuisine que des haricots ici. Remarquez, monsieur Firmin fait des économies de chauffage avec les flageolets.
Firmin : Oui, vous faites bien de le préciser. En parlant d’économies, monsieur le comptable, je vous fais perdre votre temps, car le temps c’est de l’argent.
Séraphin : Et comme je suis à votre service, c’est votre argent qui s’envole.
Firmin : Mais oui ! Il a raison ! Gredin, vous êtes en train de me voler !
Firmin: /gronder [Séraphin]
Amandine : /ricaner
Séraphin : Eh bien si vous n’aviez pas insisté pour me montrer votre port, je serais de nouveau en train de plancher sur vos bénéfices prévisionnels pour demain. J’ai travaillé toute la nuit dernière pour terminer ceux d’aujourd’hui.
Firmin : Ah ! Un homme qui va travailler pour moi à toute heure de la journée. Vous avez raison Séraphin, le sommeil est une perte de temps et d’argent incommensurable. Je vais examiner vos précieux dossiers et je reviens au plus vite.
Firmin : /e sort en courant, bousculant au passage Amandine. [sortie côté cour]


Acte 1 scène 5 : Séraphin, Amandine

Amandine : /e retient son plateau de justesse.
Amandine : Non mais quelle brute !
Séraphin : /e semble heureux et sourit d’un air candide.
Amandine : /e rougit en regardant Séraphin et s’immobilise.
Amandine : Oh monsieur Séraphin, vous êtes encore là ! Je ne vous avais pas vu.
Séraphin : /e s’avance vers Amandine, lui souriant.
Séraphin : Mademoiselle Amandine, permettez que je vous aide.
Séraphin : /e prend le plateau en effleurant la main d’Amandine.
Amandine :  /e soupire et regarde Séraphin d’un air énamouré.
Amandine : Je… Vous…
Amandine : /e se reprend, revenant brusquement à la réalité.
Amandine : Quelle idée de servir de l’eau à quelqu’un comme vous. Un honnête bourgeois vous proposerait du vin et un meilleur salaire. Je crois que vous devez bien l’aimer pour continuer à le servir et à venir le voir jour après jour.
Séraphin : /e fixe Amandine un instant droit dans les yeux.
Séraphin : Chère Amandine, il est une personne ici que je chéris bien plus que monsieur Firmin et son or.
Amandine : Oh ? Vraiment ? C’est vrai ?


Acte 1 scène 6 : Amandine, Firmin, Séraphin

Firmin : /e rentre d’un pas rapide et tend brusquement les papiers à Séraphin.
Firmin : Alors comme ça, le cours du cuivre a augmenté, hein ? Brave garçon, c’est une bonne idée de me conseiller de vendre mon stock. Allons, servante, servez-nous à boire que nous trinquions à notre future victoire !
Amandine : /e remplit les deux chopes d’eau et s’éclipse.
Séraphin : /e suit du regard Amandine puis reporte son attention sur son employeur.
Firmin : A nos bénéfices ! Ah ! Ah ! A mes bénéfices, je veux dire !
Séraphin : /boire
Firmin : /boire
Firmin : Maintenant, place aux affaires. Venez avec moi, nous allons à l’hôtel des ventes.
[Tous deux sortent côté jardin]
[Fin acte 1]

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Dernière édition par Adane le Jeu 11 Déc - 12:39, édité 3 fois
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Hugir
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MessageSujet: Re: [pièce de théatre] Comédie: Mariages et petites Arnaques   Lun 15 Oct - 0:04

Acte 2 scène 1 : Amandine, Lalia

[Amandine et Lalia entrent côté cour]
Lalia : J’ai cru qu’ils ne partiraient jamais. Père est capable de discuter chiffres et budget avec ce balourd de Séraphin pendant des heures.
Amandine : Il ne m’a pas l’air si balourd que cela…
Amandine : /e rougit, fixe le sol en tordant son tablier
Lalia : /e sourit puis reprend d’un air taquin.
Lalia :Ah ? Vraiment ? Depuis combien de temps est-il aussi intéressant à tes yeux ?
Amandine : Eh bien, vous savez, je le trouve assez beau garçon malgré son air…
Lalia : Malgré ses yeux myopes, ses vêtements élimés, l’encre sur ses doigts et son odeur de parchemin moisi ?
Amandine : /gronder [Lalia]
Amandine : Vous vous moquez ! Et puis inutile de remuer la louche dans la soupière comme on dit par chez moi, parce que monsieur Séraphin est déjà amoureux, mais pas de moi !
Amandine : /pleurs
Lalia : /soupir
Lalia : Quelle perte ! Il y a de bien meilleurs partis.
Amandine : Oui mais moi je crois que je l’aime ! J’ai le rouge au joues, le cœur qui palpite et je raconte des choses stupides à chaque fois que je le vois.
Lalia : Pas besoin de le voir pour débiter des stupidités.
Lalia : /ricaner
Amandine : Vous êtes aussi mauvaise que votre père !
Amandine : /caprice
Amandine : /pleurs
Lalia : /consoler
Lalia : Excuse-moi, je fais une bien mauvaise amie. Je ne voulais pas être méchante. Tu l’aimes ? Eh bien je vais t’aider à conquérir son cœur. Cela te convient.
Amandine : /oui


Acte 2 scène 2 : Amandine, Lalia, Sorel

[Trois coups sont frappés à la porte] (-> Tanbour ?)
Lalia : Ah ! Le voilà ! Mon amour !
[Sorel entre côté jardin]
Lalia : Entrez plus vite mon cœur, que l’on ne vous voie pas.
Lalia : /e se précipite dans les bras de Sorel
Sorel : Mon aimée, je souffre mille morts lorsque je suis loin de vous. Je soupire et mon cœur saigne, en un mot je vous aime.
Amandine : ça en fait trois, des mots.
Sorel : /e lance un regard noir à la servante.
Lalia : /e lance un regard noir à la servante.
Amandine : /épaules
Lalia : Mais quelle preuve ais-je de votre amour ? Car si votre trouble est si grand, peut-être n’est-il que fugace ?
Sorel : Ah non ! Je vous jure que je n’aimerai jamais une autre que vous !
Lalia : Oh Sorel, je tremble à l’idée que mon père me choisisse un mauvais parti. Ainsi nous serions séparés à jamais.
Sorel : Je lui déclarerai ma flamme de telle manière qu’il ne pourra pas me refuser votre main.
Amandine : Un gros magot devrait l’amadouer.
Sorel : /e regarde la servante d’un air perplexe
Lalia : /e lance un regard noir à la servante.
Sorel : Notre amour se concrétisera par un heureux mariage, nous serons aussi inséparables que le Lune et la Soleil.
Amandine : Ou le sel et le poivre.
Lalia : Assez ! Vas-tu vraiment me gâcher un moment aussi précieux ?
Lalia : /caprice
Amandine : C’est qu’à force de jacasser, l’heure tourne et votre père ne devrait pas…


Acte 2 scène 3 : Firmin, Séraphin, Amandine, Lalia, Sorel

[Séraphin et Firmin entrent côté jardin]
Amandine :… tarder à rentrer.
Firmin : Qui est cet homme ?
Firmin : /désigner [Sorel]
[Lalia se place entre Firmin et Sorel]
Lalia : Père, c’est de cela dont je voulais vous parler tout à l’heure.
Sorel : Laissez, Lalia. Je vais me présenter à votre respectable père, comme j’aurais dû le faire depuis bien longtemps. Messire Firmin, je me nomme Sorel, et j’ai l’honneur de vous demander la main de votre fille.
Firmin : Non, Impossible !
Firmin semble catastrophé.
Sorel : Je vous assure que mon amour est véritable.
Firmin : Jamais ! Dehors ! Ouste ! Voleur ! Cambrioleur !
Firmin : /colère
Sorel : Mais enfin ! Je conçois que cette demande est quelque peu cavalière, mais ce n’est pas une raison de vous mettre dans un tel état.
Firmin : Jamais vous ne l’aurez, JAMAIS ! Dehors, ou j’appelle la garde !
Sorel : Mais enfin ! Ce ne sont pas des manières.
Lalia : Partez mon aimé, je vais essayer de le calmer.
[Sorel sort côté jardin]


Acte 2 scène 4 : Firmin, Séraphin, Amandine, Lalia

Lalia : Mais quel gentilhomme vous faites ! Pourquoi avez-vous rejeté ainsi mon prétendant ?
Firmin : Ce bellâtre ne songe qu’à la ruine de notre famille. Notre nom sera roulé dans la boue par un aventurier qui ne songe qu’à nous dépouiller. Ah ! Je le vois déjà me demander ta dot.
Lalia : /non
Lalia : Le Sorel que je connais n’est pas comme cela.
Firmin : Et une fois qu’il aura dépensé tout cet argent, il viendra m’en demander d’autre, pour te nourrir et te vêtir. Finalement tout sera dépensé et nous serons tous miséreux.
Lalia : Sorel est un homme respectable, connu de tout Bree.
Firmin : C’est un voleur et un brigand ! Il s’introduit chez les gens, épie leurs faits et gestes, regarde leurs papiers et leur prend tout. Oui, je connais ce genre de gredin.
Lalia : Quoi ? Mais non !
Firmin : Oh que si ! Il te faut un homme qui a gagné ma confiance et qui ne me trahira jamais, un homme qui ne fera jamais capoter mes affaires, un héritier digne de notre maison.
Lalia : Jamais ! J’aime Sorel !
Firmin : Tu épouseras Séraphin ! J’ai dit !
Séraphin : Quoi, moi ?
Amandine : /pleurs [puis sort en courant côté cour]
Lalia : C’est une odieuse plaisanterie. Je n’accepterai jamais.
Firmin : Foi de Firmin, tu plieras ma fille !
Firmin : /caprice
[Tous deux sortent côté cour]
[Fin acte 2]

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Hugir
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MessageSujet: Re: [pièce de théatre] Comédie: Mariages et petites Arnaques   Lun 15 Oct - 0:06

Acte 3 scène 1 : Lalia, Séraphin

[Lalia est seule dans la pièce ; Séraphin entre côté jardin]
Séraphin : Lalia, enfin je peux vous parler seul à seul. Je vous en supplie, croyez-moi, je n’ai rien voulu de tout cela.
Lalia : Vraiment ? Pourtant voilà des mois que vous tournez autour de mon père.
Séraphin : Pour raison professionnelle ! Je suis homme de loi, il y a assez peu d’opportunités par ici. Même s’il me paie une misère, je suis obligé de rester auprès de votre père.
Lalia : Mon père, c’est bien le nœud du problème. Il est tellement avare qu’il rend malheureux tous ceux qui lui sont proches.
Séraphin : Oui, et tout comme vous je refuse de me laisser enfermer dans un mariage sans amour, loin de celle que mon cœur désire.
Lalia : Vous ? Amoureux ?
Séraphin : /e rougit fortement.
Séraphin : Je suis sans le sou, elle aussi. Contrairement à votre père, je ne pense pas que notre situation la gênera outre mesure. Elle est belle, honnête, travailleuse et d’une grande humilité.
Lalia : Ah ! La perfection même !
Séraphin : /e affiche un air rêveur et extatique.
Séraphin : Exactement ! Personne ne peut être plus parfait que mademoiselle Amandine !
Lalia : /rire
Séraphin : Elle a beaucoup de mérite. Elle est restée auprès de vous par amitié malgré les quelques pièces que Firmin consent à lui donner. Longtemps j’ai attendu le moment où elle serait relevée de ses obligations pour me déclarer.
Lalia : Oh, elle acceptera certainement de vous épouser.
Séraphin : Certainement ? Connaîtriez-vous les secrets de son cœur ?
Lalia : Je sais qu’elle aime un homme.
Séraphin : Oh je vois.
Séraphin : /soupir
Lalia : Je sais que cette personne est homme de loi et travaille pour mon père.
Séraphin : /rire
Séraphin : Ah ! Je vois !
Lalia : Elle attend juste un petit geste de votre part, une simple déclaration.
Séraphin : Je ne suis pas un poète, moi-même je me trouve ennuyeux à parler comme un vieux codex. Mais j’essaierai.
Lalia : /consoler [Séraphin]


Acte 3 scène 2 : Amandine, Firmin, Lalia, Séraphin

[Firmin et Amandine entrent côté cour]
Firmin : Regardez Amandine, ils s’accordent si bien ensemble ! Ah l’amour, cela me rappelle ma jeunesse.
Amandine : Oui, il a l’air bien assidu à lui plaire.
Amandine : /e jette un regard noir à Lalia.
Firmin : Vos transports ne doivent pas vous faire oublier les affaires, Séraphin. Je retourne à l’Hotel des Ventes, je flaire d’ici une bonne affaire.
Amandine : Je vais passer un coup de plumeau. Cela m défoulera.
[Firmin sort côté jardin, Amandine sort côté cour.]


Acte 3 scène 3 : Lalia, Séraphin.

Séraphin : Je pars moi également. Je vais soumettre quelques papiers à une connaissance commune. Cela fera avancer nos affaires. Sorel sera peut-être la solution à nos problèmes.
Lalia : Je vais essayer de discuter avec Amandine, elle a l’air très en colère contre moi. A bientôt, puissiez-vous réussir à convaincre Sorel !
[Séraphin sort côté jardin]


Acte 3 scène 4 : Amandine, Lalia.

[Amandine entre côté cour]
[Lalia essaie de s’approcher d’Amandine qui époussette les meubles en chantonnant. Dès que Lalia s’approche trop près, elle s’éloigne. Petit jeu de course-poursuite]
Lalia : Mais enfin Amandine, ne pouvons-nous pas discuter entre amies ?
Amandine : Une amie ? Vous vous méprenez mademoiselle. Je ne suis que la domestique de monsieur Firmin.
Lalia : /soupir ou /deuil
Lalia : Je ne vois pas pourquoi tu es énervée.
Amandine : Mais je ne suis pas énervée.
Lalia : Oh que si !
Amandine : Oh que non !
Lalia : Oh que si !
Amandine : OH QUE NON !
Lalia : Ah ! La preuve ! Tu es énervée.
Amandine : /e jette son plumeau
Amandine : Je ne suis pas énervée, je suis folle de rage ! J’ouvre mon cœur et je vous retrouve tous les deux en train de vous faire des confidences !
Lalia : C’est une comédie. Nous n’avons aucune envie de nous marier puisque chacun d’entre nous aime quelqu’un d’autre.
Amandine : Et il ne vous aime pas ?
Lalia : Non. C’est toi qu’il aime. C’est pour toi qu’il reste au service de mon père, j’en suis persuadée. Et bientôt, tu en auras la preuve. Viens avec moi, tu as besoin d’un verre pour te remettre de tes émotions.
[Toutes deux sortent côté cour]

Acte 3 scène 5 : Séraphin, Sorel.

[Séraphin et Sorel entrent côté jardin]
Séraphin : Tout est sur son bureau. Je suis sûr qu’il n’a pas déclaré ses transactions depuis au moins deux ans.
Sorel : Au moins vingt ans selon la mairie. Fichtre ! Si c’était vrai, cela ferait un beau magot. Nous le tenons, Séraphin. Le bonheur n’a jamais été aussi près.
Séraphin : Méfions-nous, ce vieux grigou a plus d’un tour dans son sac.


Acte 3 scène 6 : Amandine, Firmin, Lalia, Séraphin, Sorel.

[Firmin entre côté jardin]
Firmin : Quoi ? Vous ici ? Qui vous a laissé entrer ? SORTEZ !
[Amandine et Lalia entrent côté cour]
Lalia : Père que se passe t’il ? Sorel ! Vous ici ! Vous m’avez tant manqué !
Lalia : /e se jette dans les bras de Sorel.
Sorel : Une dernière fois, je vous demande la main de votre fille.
Firmin : Jamais ! Filou ! Voyou !
Sorel : En ce cas vous me contraignez à employer la manière forte.
Firmin : Vous voulez vous battre ? Parfait ! A la garde ! Au secours !
Séraphin : Non, monsieur Firmin, la loi. C’est vous l’escroc qui ne paie jamais ses taxes ! Vous faites de juteuses affaires alors que votre fille porte des robes élimées. Et je ne parle pas du salaire de vos employés.
Firmin : Comment osez-vous traiter un honnête homme ainsi ? Vous êtes renvoyé ! Et vous n’épouserez jamais ma fille, vil traître !
Sorel : Et je vous embauche dans mon service, Séraphin. Un homme honnête comme vous, c’est si rare.
Séraphin : Ouf ! Enfin libre !
Lalia : Service ? Je n’y comprends plus rien.
Sorel : Oh, je ne suis ni un filou, ni un voyou, ma belle. Mais le pire cauchemar de votre père. Je suis percepteur.
Firmin : Un percepteur ! Ah ! J’étouffe ! Je meurs !
Firmin : /défaillir.
Amandine : Je m’occupe de ça. Il nous fait juste une grosse comédie.
Amandine : /e empoigne une cruche sur le bureau et verse son contenu sur la tête de Firmin.
Amandine : C’est de l’eau, c’est gratuit et c’est souverain !
Firmin : Arrêtes ! Tu vas me noyer, idiote !
[Firmin se relève]
Sorel : Maintenant que vous êtes calmé, nous pouvons discuter. Séraphin m’a montré des documents dignes d’intérêt. Vous nous devez une petite fortune d’arriérés d’impôts.
Firmin : Est-il possible de négocier une exonération contre la main de ma fille ? Nous serions tous deux gagnants.
Lalia : Père ! Je ne suis pas une jument que l’on échange contre des tapis ! Je suis votre fille.
Sorel : J’ai honte pour vous… Votre fille contre votre trésor. La richesse a noirci votre âme.
Firmin : Eh bien, prenez-la ! De toute manière, vous avez décidé de tout me prendre !
Lalia : Toutes ces années passées auprès de vous. Je vous ai chéri et je croyais l’être en retour. Est-ce cela, l’amour paternel ? Et que deviendrez-vous lorsque nous aurons passé le pas de la porte ? Vous ne serez qu’un vieillard solitaire comptant ses écus jusqu’au crépuscule de votre existence, tel un vieux dragon sans descendance. Est-ce ainsi que vous voulez finir ?
Firmin : /pleurs
Firmin : Oh et puis zut ! Biensûr que je n’ai pas envie de finir comme cela. J’aimerais au moins connaître mes héritiers, même si je ne vais pas leur laisser grand-chose. Va, épouse-le ! J’aurais espéré que ton cœur fasse un choix plus raisonnable. Amandine, apportez-nous à boire !
Séraphin : Non, Amandine, ne bougez pas. Je ne suis pas un poète et je ne connais pas les belles paroles qui font chavirer les cœurs. Je me contenterai de dire ce que je ressens. Mademoiselle Amandine, voilà des jours que je viens jour après jour entre ces murs pour vous apercevoir ne serait-ce que quelques minutes. Ce n’étaient que quelques instants alors que j’aimerais vous voir à chaque instant de toute ma vie. J’aimerais la partager avec vous.
Séraphin : /genou
Séraphin : Voulez-vous m’épouser ?
Amandine : Quelle déclaration pour quelqu’un qui n’est pas poète ! Moi aussi je vous aime bien et j’espère que l’on vieillira ensemble. Alors c’est oui !
[tout le monde pousse des vivats et s’embrasse, sauf Firmin]
Firmin : Quelle terrible journée. J’ai perdu une fille, une servante, mon secrétaire et ma fortune. Mais heureusement, je ne paierai pas de dot !

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